Mon enfant peut-il continuer à fréquenter l’ enseignement primaire?

Cela dépend de l’enfant. Si l’unique problème de l’enfant est le mutisme sélectif,  il n’ aura, la plupart du temps, pas de problèmes dans une école ordinaire. Il n’ aura pas non plus de retard scolaire dû à ce trouble. Car l’ influence de l’ école ne peut pas être sous-estimée. Si l’ enseignant en charge de l’enfant, le PMS et les enseignants entretiennent des rapports positifs avec l’ enfant et montrent de la compréhension, l’ enfant pourra suivre comme les autres enfants de la classe.

Si votre enfants est malheureux à l’ école, ou si ses résultats sont insuffisants, il est conseillé que les différentes personnes concernées puissent en discuter ensembles: : les enseignants, l’enseignant en charge de l’ enfant, le PMS, le psychologue de l’ enfant et les parents. Bien sûr ce sont le plus souvent les parents qui savent le mieux où les choses coincent.

Mon enfant peut-il exercer n’importe quel loisir?

Il n’ existe pas de liste de loisirs  que les enfants mutiques peuvent exercer ou non. Chaque enfant a ses intérêts propres et ce sera à lui de trouver ce qu’il veut faire. Certains enfants mutiques  ne sont pas prêts à exercer une activité de loisir car le contact avec des adultes étrangers génère trop d’ anxiété. Dans ce cas, le loisir sera plus une situation de stress plutôt qu’une source de détente. D’ autres enfants s’ épanouissent en fréquentant des mouvements de jeunesse, en apprenant à jouer d’ un instrument de musique, en pratiquant un sport, ou en faisant quelque chose qu’ils aiment bien.

Vous pouvez laisser à votre enfant un certain temps avant qu’il soit obligé de faire un choix définitif. Ainsi vous verrez bien vite si votre enfant s’ amuse ou non. La devise «l’ union fait la force» vaut aussi pour l’ enfant. Si un ami en qui votre enfant a confiance peut l’ accompagner,  il s’ amusera encore mieux et il se débrouillera d’ autant mieux.Il pourra se sentir en sécurité et même avoir la force d’oser ou d’ essayer une petite chose en plus.

Y a-t-il des adolescents et de jeunes adultes souffrant de mutisme sélectif?

Il n’y a pas d’ âge pour cette affection.

Le mutisme sélectif peut être découvert à l’ âge de deux ans, mais il peut aussi être découvert plus tard, à l’ école, parce que personne ne se posait de questions ou ne pensait qu’ il y avait un problème, surtout si l’ enfant parle à la maison. Il n’ y a pas non plus de «date de fin» pour le mutisme sélectif. Grâce à un accompagnement adéquat ou un traitement adapté le problème pourra être surmonté. Certains n’ ont même pas besoin d’ aide professionnelle et parviennent à un moment donné, à se débrouiller tous seuls. Il n’  y a pas non plus de limite d’ âge à partir duquel on pourrait dire que le mutisme sélectif ne peut plus être surmonté.

Cependant il est démontré que plus l’ enfant est âgé, plus il lui sera difficile de surmonter  l’angoisse de la parole parce que l’ habitude de se taire est ancrée depuis plus longtemps et parce que les personnes de son entourage ont le plus souvent accepté le problème en pensant que c’ est l’ enfant qui est ainsi. Alors il devient beaucoup plus difficile de faire changer son comportement. Mais il n’ est prouvé nulle part que ce n’est pas possible.

Jusqu’ à présent on connaît peu de choses à propos du mutisme sélectif chez les adolescents, même dans le domaine de la recherche.

Quel est la fréquence du mutisme sélectif?

Le mutisme sélectif touche à peu près 7 enfants sur 1000 (0,7%) d’ après une estimation de l’ OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Statistiquement il y aurait donc dans chaque école de taille moyenne un enfant mutique.

La thérapie est-elle remboursée par la mutuelle?

La réponse ne vaut que pour les habitants de la  Belgique qui sont affiliés à une mutuelle. Le remboursement varie d’ une mutuelle à l’ autre.

Si vous avez d’ autres expériences, vous pourrez le signaler sur notre site. (à l’ adresse mail)

Y a-t-il des médicaments pour soulager le mutisme sélectif?

Il vaut mieux éviter de prendre des médicaments pour le mutisme sélectif. Les médicaments peuvent avoir des effets secondaires comme la dépression par exemple. Il n’ est pas souhaitable que l’enfant soit  dépendant de médicaments depuis ses premières années de vie (psychologiquement aussi).  Il existe peut-être des cas extrêmes où la prise de médicaments anxiolytiques peut aider. Tournez-vous sûrement d’ abord vers d’ autres méthodes et montrez-vous patients, même parfois pendant des années! Ne donnez jamais de médicaments sans l’ avis d’un médecin ou d’ un pédopsychiatre.